
RITUHËLL
Illustrations & Légendes

​☽ Les contes de la source ☾
Les contes de la source sont une série de chants très anciens appartenant au peuple de la sève. On dit que ces chants étaient également chantés autrefois à Abar lors de grandes représentations théâtrales guidées par une déesse oubliée. ​​​
​Innocence

Autrefois, quand le monde était encore innocent,
Vivaient des créatures à la beauté sans égale.
Filles du Soleil, la magie coulait dans leur sang,
Aussi puissante que spéciale.
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De nombreuses légendes florissaient sur ces êtres,
Mystérieuses tel un songe éthéré.
Ainsi nombreux furent à disparaitre,
Les Hommes qui dans la forêt les cherchaient.
​
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Une fée, plus douce que les autres,
Se laissa charmer par la voix,
D'un homme qui lui tendit sa paume
Lui proposant « Viens avec moi ».
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Autrefois, quand le monde était encore innocent,
Vivaient des créatures à la beauté sans égale.
Filles du Soleil, la magie coulait dans leur sang,
Aussi puissante que spéciale.
​
​Destin

Naître avec un nom qui représente son destin,
Est-ce vraiment une bénédiction ?
Source avait toujours cherché le sens du sien,
Méditant au fil des saisons.​
​
Au fond de son cœur, depuis le premier jour,
Son âme cherchait une autre réalité.
Cette main qu'elle accepta par amour,
Scella sa terrible destinée.
​
Cette Fée, plus douce que les autres
La première Nymphe devint.
Jamais elle n'aurait douté que cette faute
Serait la source de son chagrin.
​
Naître avec un nom, qui représente son destin
Est-ce vraiment une bénédiction ?
Source qui cherchait le sens du sien,
Bien trop tard en comprit la raison.
Douleur
Une Fée devenue Nymphe
Peut offrir son corps à l'être aimé.
En échange de cette chance,
La Nymphe ne vit qu'une année.
​
Est-il possible de faire les mauvais choix,
Quand l'amour guide nos pas ?
Le cœur de Source avait été dérobé
Par le plus sombre des sorciers.
​
Roi de ceux qui pensent être divins,
La puissance, il convoitait.
L'affection de la Fée n'était qu'un moyen.
D'obtenir ce qu'il souhaitait.
​
La Fée devenue Nymphe,
Offrit son corps à l'être aimé.
Il ne lui apporta que souffrance,
L'échange était biaisé.
​Chaos
Douleur, souffrance, sang.
Quand la pureté découvre ces mots,
Lentement, elle sombre dans les tourments.
De son âme, ne reste que le chaos.
​
Cet homme que l'on nommait le Roi,
Abusa chaque jour de l'innocente.
​
De cette perpétuelle torture germa,
Une nouvelle vie dans son ventre.
​
« Que cet enfant ne connaisse pas le sang ! »
​
De ses dernières forces, Source pria.
​
« Peu m'importe de finir en cendres !
Ce petit être survivra. »
​
Douleur, souffrance, sang.
Quand la pureté découvre ces mots,
Ne reste que les tourments.
​
Chaos.
​Naissance
« Si je ne vis qu'une année,
Comment verrais-je mon enfant pousser ? »
​
L'amour de la Nymphe l'avait condamnée,
Donner naissance était inespéré.
​
C'est une fois loin de son tourmenteur,
Là où jamais il ne la retrouverait,
Que Source donna naissance, en pleurs,
Avant de disparaître à jamais.
​
C'est seul qu'il ouvrit les yeux,
Là où jamais personne ne le retrouverait.
Ses orbes avaient la couleur des cieux.
​
Petit être dans la forêt.
​
« Je n'ai vécu qu'une année
Pour que cet enfant en moi puisse pousser. »
​
Si l'amour de la Nymphe l'avait condamnée,
Donner naissance fut son dernier souhait.
​Amour
L'enfant pleure.
L'enfant tremble.
La faim tord son ventre.
Aucune mère ne le berce.
​
Est-ce de la chance ou le destin ?
Le conte ne se termina pas là.
​
Un homme trouva le poupin.
Au premier regard il l'aima.
​
« Gardons -le » lui dit sa femme.
« Chérissons-le » répondit-il.
​
Une famille aimante, une petite ferme.
Lieu paisible où grandir.
​
L'enfant rit.
L'enfant chante.
L'amour tord son ventre.
​
Son nom est Bhelén.
